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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:43

Lors du diner, une discussion anodine débuta.

Chez moi, on parle, tout le temps, de tout, même et surtout à table. Il faut le savoir. La première fois, ça peut être déroutant, mais je crois qu’on s’y fait assez bien- sauf lorsqu’il s’agit de passer à la moulinette de l’Inquisition maternelle…

Bref, nous arrivâmes à nous interroger, après des chemins de traverse variés, et moult méandres socio-philo-psychologique, sur l’importance de la sexualité dans l’histoire de l’humanité.


Alors bien sûr, nous ne sommes pas Michel Foucault et n’avons qu’effleuré le sujet, mais la question n’en reste pas moins soulevée : l’humanité ne serait-elle pas délivrée du mal sans le sexe ?


Evidemment, c’est mon beau-père qui a formulé le postulat ainsi ; seul un homme pouvait poser la question en ces termes : sans le sexe, sans le sexe faible, le beau sexe, peu importe le siècle auquel on se réfère linguistiquement parlant. Sans la tentation, sans le diable, sans la femme !


Beaucoup d’imbéciles, pardon d’historiens, considère que les guerres ont pour source la femme. Sisi, gorgone sans scrupule, cette créature pétrie de vices envoyait à la mort, pour le seul plaisir de le dominer, l’homme, cet être fragile, faible et soumis.

Il est vrai que les guerres de religion ont été inventées par des femmes… qui n’avaient que le droit de se taire et de bien vouloir assurer la progéniture de leurs chers barbons d’époux.

Quant aux différentes conquêtes de territoires, de ressources, de matières premières, c’est bien évidemment pour les beaux yeux d’une femme qu’elles ont été menées. Il suffit de regarder autour de nous, aujourd’hui encore, ce n’est pas pour le pétrole, le gaz ou l’uranium qu’on tue, non, c’est pour satisfaire les exigences d’un monstre femelle : regarder Hélène, l’Antiquité ne s’en est pas remis !


Bref.
 L’humanité sans sexualité… pas de déviances : pas de viols, d’incestes et autres réjouissances macabres. Pas de bouffées hormonales délirantes. Pas de frustration, pas d’aigreur, d’hystérie, de culpabilité. Pas de confusion entre désir et amour. La pureté des sentiments, la passion intellectuelle, le plaisir de l’ascèse.
La vérité.

Délivré des exigences du corps, l’homme serait une âme ouverte aux vibrations de l’infini, un esprit purifié, juste, droit.

Un corps dégagé des cinq sens. Ne connaissant aucune jouissance.

Délivré des affres du désir, des tourments de la séduction, des vicissitudes du tandem amoureux.

Sans tempête, sans tornade, sans vague, sans vibration, sans fièvre.

…ça aurait un intérêt, vraiment ?

 

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Published by Antigone - dans Courage fuyons!

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