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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 13:43
Le plus bel ange, curieux d'une égalité divine, fut chassé du Paradis à coup de lance-flamme, sous prétexte que vouloir trop en savoir était péché d'orgueil.
Foulé au pieds par la divinité suprême, il rejoignit les entrailles de la Terre, planète purgatoire ayant récupéré ces deux imbéciles trop curieux du goût du fruit de la connaissance.

Savoir est un péché. Une trahison, passible de la sanction la plus terrible: le désavouement du Créateur.
Heureux les simples d'esprit qui ne cherchent pas à comprendre le mystère de l'existence et qui se contente d'être, dans les préceptes sanctifiés, des agneaux de Dieu.
... Moutons de Panurge?

La lumière de la connaissance n'est-elle pas censée apporter la paix des esprits et donc des coeurs?

Quel danger à ce que nous soyons conscients?

Le savoir a toujours été l'apanage du pouvoir. Pour le conserver, il ne fallait surtout pas distribuer la connaissance pour maintenir le peuple dans une soumission entière et sans faille.

Aujourd'hui que nous avons compris combien le religieux servait le politique et inversement lors de ces grandes périodes d'obscurantisme, nous trouvons ridicules les comportements de nos ancêtres et nous enorgueillissons d'avoir avancer dans notre connaissance du monde grâce aux sciences.

On ne se soumet plus aux chimères de nos jours! Plus de superstitions, ni de croyances absurdes et sans fondements!

Aujourd'hui les sciences nous ont appris que nous étions tous frères, partageant un frèle vaisseau qui gravite sur des mers infinies, que si Dieu n'existe peut être pas, l'âme humaine pèse sans doute 21 grammes et qu'ainsi, non, nous ne pouvons pas faire n'importe quoi, car nous sommes responsables de nos actes.
Les enfants sont élevés dans le respect de la personne humaine et délivrés de tous les carcans absurdes que traînait l'humanité depuis toujours, faute de savoir!
Nous avançons vers un monde meilleur, grâce aux connaissances acquises, au savoir libéré.
Plus de guerres de religion, ni trafics humains, ni tourisme sexuel, ni maltraitance, ni discrimination, ni ségrégation, ni 4X4, ni manteaux de fourrures, ni dictature, ni mines anti-personnelle, ni pollution agravée, plus d'armes chimiques, plus de sida, plus de mépris, plus d'oubli, plus d'irresponsables, plus de coupables.

...

Nous délivrer des obscures croyances passées, nous a ouverts à la connaissance; mais cette connaissance nous a-t-elle délivrés du mal?

Lucifer se gratte le menton.
Orgueil de celui qui veut savoir et se retrouve dans l'enfer de l'exigeante curiosité.

Je vais peut être me noyer dans le consumérisme à outrance, ça a l'air de marcher pour certains...



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Published by Antigone - dans Après nous - le déluge.
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:43

Lors du diner, une discussion anodine débuta.

Chez moi, on parle, tout le temps, de tout, même et surtout à table. Il faut le savoir. La première fois, ça peut être déroutant, mais je crois qu’on s’y fait assez bien- sauf lorsqu’il s’agit de passer à la moulinette de l’Inquisition maternelle…

Bref, nous arrivâmes à nous interroger, après des chemins de traverse variés, et moult méandres socio-philo-psychologique, sur l’importance de la sexualité dans l’histoire de l’humanité.


Alors bien sûr, nous ne sommes pas Michel Foucault et n’avons qu’effleuré le sujet, mais la question n’en reste pas moins soulevée : l’humanité ne serait-elle pas délivrée du mal sans le sexe ?


Evidemment, c’est mon beau-père qui a formulé le postulat ainsi ; seul un homme pouvait poser la question en ces termes : sans le sexe, sans le sexe faible, le beau sexe, peu importe le siècle auquel on se réfère linguistiquement parlant. Sans la tentation, sans le diable, sans la femme !


Beaucoup d’imbéciles, pardon d’historiens, considère que les guerres ont pour source la femme. Sisi, gorgone sans scrupule, cette créature pétrie de vices envoyait à la mort, pour le seul plaisir de le dominer, l’homme, cet être fragile, faible et soumis.

Il est vrai que les guerres de religion ont été inventées par des femmes… qui n’avaient que le droit de se taire et de bien vouloir assurer la progéniture de leurs chers barbons d’époux.

Quant aux différentes conquêtes de territoires, de ressources, de matières premières, c’est bien évidemment pour les beaux yeux d’une femme qu’elles ont été menées. Il suffit de regarder autour de nous, aujourd’hui encore, ce n’est pas pour le pétrole, le gaz ou l’uranium qu’on tue, non, c’est pour satisfaire les exigences d’un monstre femelle : regarder Hélène, l’Antiquité ne s’en est pas remis !


Bref.
 L’humanité sans sexualité… pas de déviances : pas de viols, d’incestes et autres réjouissances macabres. Pas de bouffées hormonales délirantes. Pas de frustration, pas d’aigreur, d’hystérie, de culpabilité. Pas de confusion entre désir et amour. La pureté des sentiments, la passion intellectuelle, le plaisir de l’ascèse.
La vérité.

Délivré des exigences du corps, l’homme serait une âme ouverte aux vibrations de l’infini, un esprit purifié, juste, droit.

Un corps dégagé des cinq sens. Ne connaissant aucune jouissance.

Délivré des affres du désir, des tourments de la séduction, des vicissitudes du tandem amoureux.

Sans tempête, sans tornade, sans vague, sans vibration, sans fièvre.

…ça aurait un intérêt, vraiment ?

 

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Published by Antigone - dans Courage fuyons!
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 22:12

Foyer d’accueil, centre de tri.

Voici le panneau accroché au-dessus de l’entrée du foyer de SDF sur les quais de Saône.

Centre de tri.

Quand on ne sait pas qu’il s’agit d’un simple point de repère temporel, foyer d’accueil, ancien centre de tri postal, l’association de mots forme un oxymore relativement équivoque !

L’immeuble tagué, sur toute la longueur, se décrépit lentement. Du linge sèche, en vrac, aux fenêtres.

Les chambres ont l’air minuscule. Anciens bureaux. Mais chacun semble avoir sa place. Son coin, faute d'une véritable intimité.

Arrivés devant ce qui devrait être la porte d’entrée, on trouve de vieux matelas, des vêtements jetés en vrac, par la gente populace.

Gestes louables du généreux contribuable heureux d'être bon.

On se débarrasse tout en faisant quelque chose de bien !


Mais on ne s’approcherait surtout pas. On ne saurait supporter !

Supporter une possible empathie, une possible sympathie, une interrogation existentielle poussée sur soi et cette société folle qui ne sait plus rien faire de juste, de beau, et de bon  sans compter son temps et son argent!

Je ne te regarde pas. Je ne te vois pas. Tu n’existes pas dans mon monde. Tu es la marge. Reste caché ici, dans ce refuge qui te contient, toi et tes semblables, loin de ma lumière, dans l'ombre.

Je suis dans la lumière.

Pour l’instant.

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Published by Antigone - dans Après nous - le déluge.
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 18:52

J'ai toujours aimé cette période.
La "rentrée".
Une nouvelle année avant l'heure, le moyen d'anticiper sur ses résolutions, de renaître avant la petite mort de l'hiver, de se recentrer afin d'avancer toujours. Ah, l'élan de bonne volonté associé à la pureté des accessoires neufs de l'écolier se voulant modèle! 

"Cette année, je m'organise;
cette fois-ci, je fais mes devoirs tous les soirs, je m'avance;
je ne bavarde pas, j'écoute tout ce que dit la maîtresse;
je fais plein de recherches et me constitue des fiches pour le bac;
je cesse de manifester mon esprit critique (valable pour tous les âges de ma vie...);
j'arrête de m'intéresser à des crétins, même beaux (idem);
je m'inscris à la piscine et y vais deux fois par semaine;
bon au moins une fois par mois...;
promis, j'arrête de fumer- complètement;
je me trouve un projet de vie;
j'envoie mes manuscrits, si, si, il est temps d'affronter le monde réel;
je vais chez le psy, j'endigue la trouille et apprends à aller bien! "

Au fils des ans, les voeux pieux changent de dimension, de registre, mais relèvent tous de la même envie de métamorphose.
Au diable, la coquille desséchée de mes erreurs passées! A moi virginité souveraine de septembre; lavée de moi-même dans la mer de l'autoanalyse, je peux reprendre les choses à bras le corps et ne plus les lâcher! Absolution vitale.
Qui passe également par un désir de renouveau vestimentaire: et oui, on change de peau au sens propre du terme aussi, sinon, la transformation n'est pas accomplie!

Envie d'être autre, d'être soi en fait..
 
...c'est fou l'effet que peut avoir une nouvelle robe sur le moral!

P.S.:  noire, bustier en coton gros grain, boutons de satin, fermeture éclair dans le dos, et évasée sur les hanches... un peu rétro, faussement sage. Parfaite!

...reste à trouver les chaussures idéales...

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Published by Antigone - dans All you need is love!
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 23:46

20H02: Je sors des G***, aucun message sur mon téléphone, je ne suis attendue nulle part, je suis libre.
20H11: Je m'engouffre dans le métro, et observe malgré moi les autres usagers. Le mois d'août se termine, cependant, il semble que la face lumineuse de l'humanité n'ait pas repris le travail.
20H30: Arrivée au parking, je récupère Titinette qui m'indique que son réservoir est vide dès que j'ai enclenché le contact: quelle râleuse cette voiture!
20H45: Titinette-jamais-contente est garée, le chien hurle à la mort derrière la porte-vitrée, les chats veulent rentrer. Je ne trouve plus la clef.
20H50: Après avoir vidé cette saleté de sac trop grand, informe, sans poche, sur le sol de la terrasse, je retrouve les clefs ainsi qu'une enveloppe qui aurait du être postée il y a un mois...
21H00: La ménagerie nourrie, je peux enfin préparer un petit repas léger vu le menu lamentable de la journée, à savoir des sablés bretons à midi, et un muffin aux pépites de chocolat à 18h00...lors d'une courte pause.
21H15: Les courgettes cuisent.
21H30: Les courgettes sont cuites. Elvis accompagne mes délires culinaires: tomates émincées, oeufs durs et oignon rouge! Du rythme, bon sang!
21H45: Ma salade végétarienne est prête. Qui a dit qu'il était rapide de cuisiner sain et équilibré?
21H50: J'hésite entre une série débiliitante sur la police scientifique: une histoire de viol, non merci et une émission de décoration: nous sommes dans cette merveilleuse demeure entièrement reconceptualisée par un architecte génial, donc non.
21H55: Ce sera "Ne nous fâchons pas" de Lautner avec Lino Ventura.
23H00: J'ai la révélation.

Qu'est-ce qu'un compagnon apporterait de plus à cette soirée- on oublie l'aspect charnel de la question, hein!- le partage?
Généralement, auprès de mes hommes, j'ai toujours fait office de parfaite petite femme d'intérieur: cuisine, ménage, petites attentions, tisane et autres chocolats. J'ai donc l'habitude de faire, seule. Cette fois, c'est pour MOI!

Seule dans le canapé à regarder mon film, celui que j'ai choisi, sans commentaire, sans critique, sans jugement, sans ronflement intempestif... je me trouve plutôt bien. Certes, pas de câlin, ni de bisous volés, de rires complices. Mais après tout, n'est-ce pas le grand leurre du couple? Croire que l'on a éradiqué la solitude, et avec elle l'angoisse, la tristesse?
Existe-t-il une relation épanouissante au point de rendre chaque acte du jour et de la nuit unique, de transcender ce quotidien, au delà de l'échange d'avis, de goûts et surtout des inévitables compromis?

L'amour?

Qu'est-il donc cet animal? Où se cache-t-il?

Le chat roux, mon chat trop apprivoisé, Woody le félin aux longues pattes, s'approche en ondulant. Il pose sa tête sur mes genoux et s'endort en plissant son museau d'aise.

J'en étais où?


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Published by Antigone - dans All you need is love!
13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 17:18
Après plusieurs mois d'observation et d'études sociologiques sur le terrain, je peux désormais affiner ma théorie sur l'obsessionnelle minceur.

Bien sûr les magazines le clament, la télévision nous l'assène: il est important d'être bien dans sa peau, et pour se faire, il faut en avoir peu, de la peau, sur les os. Le poids est facteur de maladies diverses, de risques stupidement encourus, alors qu'il suffit de surveiller son alimentation, de faire un peu de sport, bref d'avoir une hygiène de vie saine! Pas trop sucré, pas trop salé, pas trop gras!

Aujourd'hui tout le monde le sait : le surpoids est néfaste.
Le surpoids.
Il y a juste une chose que toutes ces bonnes âmes qui ont pour unique souci - c'est évident- notre santé, et notre bonheur- l'un n'allant pas sans l'autre...- oublient.

Tout le monde ne peut rentrer dans du 36.

1/ Nous ne sommes pas égaux devant les dieux Morphologie et Métabolisme.

2/Nous ne sommes pas égaux devant le succube Argent, ne pouvant pas tous consacrer le bubget minimum apparemment indispensable pour être beau- car mince, vous suivez?

3/ Le monde moderne est inadapté à toutes ces bonnes résolutions santé-bien être-minceur-beauté: qui a deux heures par jour pour faire de la gym, se gommer, se masser, se crémer, et autre rituels parfois barbares?

Et pourtant, en connaissance de tous ces paramètres dont elle  n'est pas responsable, la femme moderne continue de se persuader qu'elle doit rentrer dans la taille rêvée, fantasmée: le 36. Gage de minceur donc de beauté!

Elle s'impose elle-même un diktat insoutenable: rentrer dans cette taille menue qui symbolise son pouvoir à se contraindre, à s'interdire, à se brimer!
Pouvoir de sa volonté se rassure-t-elle!

Elle s'obsède donc, se morfond, se lamente dès lors que l'objectif n'est pas atteint.

Et si elle ne parvient pas vraiment à réaliser cette quête fantastique, elle finit par se persuader qu'elle mérite cette petite taille,et décide de s'y glisser envers et contre tout.
L'auto-persuasion fait son oeuvre...et le 36 est malmené, maltraité, déchiré, décousu. Boudiné, entortillé, plaqué., ... au nom de l'élégance!...

Y a un truc paradoxal, non?


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Published by Antigone - dans Après nous - le déluge.
10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 15:09
Une jeune femme s'approche timidement du stand, elle hésite, rougit, puis se lance.

"Habituellement je porte des choses classiques, culotte, soutien-gorge, mais là je cherche des choses, plus, enfin, moins...heu...; c'est comment une guépière exactement?"
"Vous pourriez me montrer ce qui se fait dans le genre? et un porte-jarretelle?"
"En fait je ne sais même pas à quoi ça sert..."
"Mais, j'ai entendu dire que ça plaisait aux hommes!"

Tamtam est une marque relativement pudique, même si joliment coquine parfois, je la conduis donc auprès de la grande prêtresse du glamour, qui n'a rien en-dessous de 150 euros... budget trop important pour la demoiselle, qui désespère de rien trouver d'abordable pour ce soir!"
Vous comprenez, c'est juste un truc en plus, pour pimenter le jeu, enfin...pour voir..."

"Vous croyez que les hommes préfèrent quoi dans le genre?"

Pourquoi, mon Dieu, pourquoi moi? Pourquoi a-til fallu qu'elle s'adresse à moi alors que nous sommes au moins cinq sur le stand!

Heu, comment te dire que dans l'absolu je pense qu'il n'y a pas besoin de lingerie fine ni coquine pour être sexuellement désirable, que les hommes préfèrent la lingerie noire à toute autre- pour les avoir vu faire des cadeaux...- et qu'en ce moment, ce qui plaît aux hommes et bien, je n'en suis plus très sûre!
Donc tes tentatives d'érotisation d'une vie sexuelle sordidement médiocre, et bien, ça me touche, hein, c'est louable, mais, pas aujourd'hui!

En ce moment je ne suis pas loin de choisir quelle robe de bure je vais endosser, donc, les secrets de l'excitation masculine, pas pour moi!


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Published by Antigone - dans Il vaut mieux en rire...

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